Etude sur la mortalité du Hérisson d'Europe
Depuis 40 ans nous accueillons un grand nombre d’hérissons. Depuis quelques années nous observons une mortalité grandissante au sein de notre Centre. C’est pour cela que le CHENE a pris la décision de lancer des analyses biologiques en partenariat avec les services vétérinaires, afin de déterminer les causes des décès et mieux comprendre ce phénomène.
Résultats de l'étude :
Les analyses ont révélé que les bactéries étaient la cause principale de mortalité chez les individus étudiés. Concernant ces bactéries, certaines sont très communément rencontrées chez cette espèce, d’autres sont émergentes. Parmi les bactéries identifiées, nombre d’entre elles sont zoonotiques, c’est-à-dire qu’elles peuvent se transmettre de l’animal à l’homme.
Les analyses ont également révélé la présence de rodenticide AVK dans le foie, chez 42% des individus analysés. Elles ont également mis en évidence, dans les organismes des individus étudiés, la présence de plomb (dans 79% des cas) , de cadmium (dans 90% des cas) et de cuivre (dans 100% des cas). Concernant le cuivre, l’intégralité des individus présentaient des doses compatibles avec une exposition environnementale.
Les analyses toxicologiques se sont penchées sur plus de 200 molécules de pesticides, mais aucune exposition n’a été relevée chez les hérissons décédés.
Résumé complet à lire ici
L’étude, débuté en 2019 et achevée en 2021, a été coordonnée par le CHENE et par le pôle Expertise Vétérinaire et Agronomique Animaux Sauvages (EVAAS) de VetAgro Sup, en collaboration avec trois autres écoles vétérinaires françaises (ENVT, Oniris et ENVA), ainsi qu’avec le Laboratoire Départemental d’Analyse de Seine-Maritime (LDA76), le laboratoire d’anatomopathologie Vet Diagnostics et les laboratoires de biologie médicale, toxicologie et parasitologie de VetAgro Sup.
Revue de presse :
Les autres suivis scientifiques
En tant que pôle de compétence en matière d’accueil et de soin de la faune sauvage, notre équipe de soigneur travaille en collaboration avec d’autre organismes en participant à des projets de recherche.
Etude interne pour utilisation privée au CHENE – Etude du plumage du Faucon crécerelle

Etude menée par le CNRS et le MNHN Paris – Les oiseaux à cous spécifiques

Etude menée par l’Université de Lausanne – Les phénotypes de l’Effraie des Clochers

Participation au recensement ARBN – Recensement des différentes espèces recueillies

CNRS et MNHN Paris – Dépistage d’hémoparasites

En collaboration avec l’ANSES – L’épidémiosurveillance de la rage

CNRS et MNHN Paris – Les parasites sur muscles pectoraux

Collaboration avec la SNECMA – Protection civile (aviation)





